La société au XIXe siècle



I) La bourgeoisie
Il s’agit d’une classe sociale quexternal image histoire1e.jpgi n’appartient ni au peuple ni à la noblesse. On peut différencier deux types de bourgeoisie : la grande bourgeoisie et la moyenne ou petite bourgeoisie.
La grande bourgeoisie est formée de riches capitalistes et de hauts fonctionnaires qui donnent beaucoup d’importance au travail et à
l’argent qui montre leur réussite. Ils aiment le luxe ; ils ont des domestiques et ils organisent de grandes réceptions auxquelles ils invitent d’autres bourgeois et la noblesse.


Par contre, la moyenne et petite bourgeoisie est formée par des professionnels très divers (avocats, commerçants, ingénieurs, petits patrons, médecins…) qui veulent s’élever socialement et arriver au niveau de la haute bourgeoisie. C’est pourquoi, ils veulent se différencier de la classe ouvrière par le moyen des habits et du mode de vie.


II) La vie des ouvriers
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Avec la création d’industries, de mines et d’usines, il y a aussi une autre classe sociale qui naît. Il s’agit de la classe ouvrière, aussi connue comme le prolétariat.
Les ouvriers doivent subir des conditions de travail très dures. Ils sont souvent punis avec une amende (par exemple, lorsqu’ils arrivent en retard, ivres ou utilisent le savon de l’usine). En plus, leur journée de travail est très longue : elle est de 13 heures. Les enfants et les femmes ne sont pas exclus de ces difficultés.

D’autre part, on peut constater qu’il existe un grand écart entre la bourgeoisie et la classe ouvrière. En effet, les ouvriers ont un salaire annuel moyen de 1500 francs alors que la bourgeoisie a un budget moyen de 25000 francs. Les ouvriers ne peuvent dépenser que 1% de leur revenu dans les loisirs, alors que la bourgeoisie moyenne dépense 19% de son budget pour ce poste de dépenses.


III) Grèves et syndicexternal image catastrophe_de_courri_res_2.jpgats
Ce sont deux moyens qui permettent une lutte pour l’amélioration des conditions de vie et de travail du prolétariat.
Les grèves, autorisées depuis 1864, se font beaucoup plus présentes aux alentours de 1880. Même si parfois elles permettent de grandes avancées pour l’amélioration des conditions des ouvriers, elles sont aussi dangereuses. Elles peuvent provoquer une réduction des salaires, le licenciement et de la violence contre les protestataires.

Les syndicats, autorisés en 1884 (en France), veulent défendre les ouvriers en négociant avec les patrons, renseignant les ouvriers sur leurs droits et soutenant les grèves.



IV) Libéralisme et Socialisme
Ce sont les deux grands courants qui naissent avec toutes ces transformations sociales.
Le libéralisme, fondé entre autres par Adam Smith, considère que l’entreprise doit fonctionner d’une façon libre sans pression de l’Etat. Les libéraux pensent que, grâce à cette liberté, la société pourra bénéficier des succès de l’entreprise. Ils exigent le libre-échange. Ils pensent que l’Etat doit seulement assurer la sécurité des biens et des personnes.

Le socialisme, dont Karl Marx fut un grand théoricien, veut réduire les grandes inégalités entre la bourgeoisie et le prolétariat. Selon Karl Marx, le prolétariat doit prendre le pouvoir pour pouvoir répartir les biens d’une façon équitable. En 1860, beaucoup de partis socialistes naissent en Europe. En 1889, la IIe Internationale est créée afin que tous les partis socialistes du monde se réunissent. En 1905, Jean Jaurès regroupe tous les différents partis socialistes français dans la Section Française Internationale Ouvrière (SFIO).
Les anarchistes, dirigés par Bakounine, rejettent l’autorité de l’État. A la fin du XIXe siècle, les attentats politiques causés par les anarchistes se multiplient.